Témoins rares d’une époque lointaine, les stèles discoïdales datent du XIIème et XIIIème siècle. Il s’agissait de monuments funéraires liés à la situation du village d’Usclas-du-Bosc : une étape sur le chemin de pélerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, située sur la route reliant Saint-Gilles à Toulouse. Pélerinage qui a d’ailleurs laissé leur surnom aux habitants d’Usclas : les Pélerins.
Le disque circulaire situé sur le haut des stèles à une signification solaire, il est accompagné de nombreux symboles dédiés au Christ ou à Marie (croix grecques, fleur de lys, croix latine ou byzantine). De même, un symbole permettant de définir le métier du défunt figure parfois sur la sculpture. C’est bien l’idée d’une résurrection qui pousse les pélerins à ériger ces stèles à la tête du tombeau du défunt. Des stèles qui sont toujours, près de 800 ans après, l’ultime souvenir laissé par ces centaines de pélerins circulant sur les routes languedociennes.
Les stèles discoïdales furent trouvées par l’Abbé Giry dans les années 80. Les originales sont exposées au Musée Fleury de Lodève, mais des moulures ont été replacées in situ au cimetière d’Usclas-du-Bosc.












