Météo et Climat de l'Hérault
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Quelques notions de météorologie

La météorologie étudie trois éléments de base : le soleil qui fournit la chaleur fondamentale, l’eau et plus particulièrement l’inertie des températures de l’eau des océans et des mers et l’atmosphère en perpétuel mouvement.

Notre région est éternellement confrontée à des zones de dépression – zone de basse pression - et d’anticyclone – zone de haute pression. Le vent provoqué par les différences de pression, vide l’anticyclone pour remplir la dépression afin de rétablir l’équilibre. Les mouvements atmosphériques les plus connus en France sont la dépression d’Islande et l’anticyclone des Açores. En Languedoc, nous sommes aussi confrontés à des phénomènes thermiques comme la dépression d’Espagne en été et l’anticyclone de Sibérie en hiver.

Le climat du Languedoc-Roussillon et de l’Hérault

Le climat de notre région, dans le cadre du climat tempéré de l’Europe de l’Ouest, est largement dominé par les influences de la Mer Méditerranée avec malgré tout un zeste de climat océanique dans la partie sud-est de la Région et un climat plus marqué de type montagnard dans les parties élevées à partir de 600 à 800 mètres d’altitude.

L’ensoleillement est fort et régulier sur toute la région. En effet, on compte plus de 2500 heures de soleil par an. L’été est souvent chaud, les très fortes chaleurs touchant plus particulièrement le Gard avec une moyenne de 41 jours à plus de 30° C à Nîmes. Les villes sont plus touchées par les fortes chaleurs que les campagnes plus aérées. Le bord de mer reçoit la fraîcheur des brises marines et les montagnes de l’Aigoual ou de l’Espinouse connaissent la fraîcheur tout le long de la saison estivale.

L’hiver, les gelées sont rares en plaine, car le vent ralentit la chute des températures la nuit lorsque le ciel est clair. Mais localement, surtout dans les zones de collines ou de montagnes, le gel peut frapper très durement. La neige est très peu présente, à peine un ou deux jours par an en moyenne, les véritables chutes de neige sont très rares mais elles peuvent être très spectaculaires comme en 1991-1992 et 1992-1993.

La pluie : si on compte le nombre de jours de pluie pour une année et avec au moins un millimètre de pluie, on observe que le littoral est le moins arrosé – autour de 60 jours à Montpellier par exemple – alors que l’arrière connaît une pluviosité plus constante avec plus de 80 jours de pluie en moyenne. Mais des précipitations extrêmement violentes se produisent ponctuellement, donnant des quantités journalières qu’aucune autre région ne reçoit, de l’ordre de 150 mm et plus de 267 mm en une journée à Nîmes en 1990.

Les vents dominants : le « MISTRAL » et la « TRAMONTANE » font partie intégrante du climat méditerranéen.
Ils peuvent être considérés comme frère et sœur car nés de la même nature nordique. Le nom « Mistral » vient du mot maître et « Tramontane » veut dire trans-montagne : au-delà des montagnes. La vallée du Rhône jusqu’à Nîmes et la région située entre Narbonne et Perpignan sont les plus exposées au vent, jusqu’à cent dix jours par an, soit le tiers de l’année. En revanche la région de [Montpellier>-185] est moins ventée.
L’hiver et le printemps sont les saisons pendant lesquelles Tramontane et Mistral se déchaînent, en général durant deux jours, mais ils peuvent se maintenir pendant cinq jours. Ces vents fétiches des habitants de la région ne soufflent pas toujours avec la même direction : lorsque l’anticyclone stationne dans le Nord du pays le Mistral plein Nord est froid, virulent et frappe plutôt le Gard, lorsque le vent vient de l’Ouest, les dépressions sont situées sur l’Atlantique, la Tramontane est surtout ressentie dans l’Aude et l’Hérault. Le couloir Rhodanien situé entre les reliefs des Alpes et du Massif Central, et la Vallée du Languedoc, en butée sur les Pyrénées, entre les collines du Lauragais et la Montagne Noire, constituent des « accélérateurs », précipitant la vitesse des vents.
Le Mistral et la Tramontane sont réputés pour assainir l’air.
Le vent d’Autan souffle sur le Haut Languedoc, c’est un vent sec et doux.

Les orages du Sud : les « Episodes Cévenols »
Les perturbations méditerranéennes sévissent particulièrement en automne et en hiver selon un schéma appelé « Episode Cévenol » car c’est en général le massif des Cévennes qui reçoit les plus grosses précipitations. Ce sont des orages, souvent dévastateurs, nés d’un véritable effet de mousson, portés par des vents de secteur sud, apportant avec eux une humidité importante venant de la Méditerranée. Les orages se bloquent sur les massifs montagneux et relâchent alors des quantités extraordinaires d’eau. On ne compte plus, hélas, ces épisodes de crues torrentielles qui on noyé Nîmes, la Vallée de l’Aude ou encore Vaison la Romaine et Puisserguier. Le Mont Aigoual peut ainsi recevoir jusqu’à 2200 mm d’eau par an, plus de trois fois la quantité reçue à Montpellier, ville pourtant située à moins de 90 km.

Quelques épisodes météorologiques marquants :
les orages catastrophiques de Nîmes en octobre 1988,
des pluies torrentielles sur Narbonne et jusqu’à Olonzac en août 1989,
l’orage très localisé et tragique de Puisserguier le 28 janvier 1996,
le 22 septembre 1992, le cataclysme de Vaison la Romaine,
décembre 1997, très fortes crues de l’Orb et de l’Hérault,
déluge meurtrier du Roussillon à la Montagne Noire en novembre 1999,
la violente tempête atlantique du 27 et 28 décembre 1999.


Crue de l’Hérault - 2006