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Le département de l’Hérault, situé dans le vaste amphithéâtre du Golfe du Lion, connaît depuis toujours et particulièrement depuis quelques dizaines d’années des phénomènes climatiques violents dont les conséquences catastrophiques s’accroissent en fonction de l’urbanisation particulièrement dynamique dans notre région. En effet, les nuages, au cours des « épisodes Cévenols », convergent et se bloquent sur la montagne Languedocienne (Espinouse, Larzac, Mont Aigoual) en déversant des cumuls de précipitations extraordinaires, gonflant à l’extrême les ruisseaux qui se jettent dans les vallées de l’Orb et de l’Hérault et provoquant des crues qualifiées de décennales ou centennales. D’autre part, l’affrontement perpétuel entre les fronts froids ou frais venus du Nord et de l’Ouest et l’air plus chaud du Sud et de l’Est, est propice à la création de conditions de froids excessifs, tempêtes de Sud, vents violents, chutes de neige… Le cadre géographique : de la plaine vers les montagnes La plaine biterroise s’élève peu à peu jusqu’à rencontrer les collines de Pardailhan et les Monts de Faugères pour culminer ensuite souvent à plus de 1000 mètres d’altitude vers les Monts de Lacaune, les Monts du Somail et de l’Espinouse. Plus à l’Est, juste après Montpellier, les garrigues prennent la suite de la plaine côtière pour se hisser ensuite vers les reliefs karstiques des grands Causses – Larzac – Causse Noir. Les montagnes du Lingas et de l’Aigoual, là où l’Hérault prend sa source, participent également aux grandes scènes météorologiques qui se jouent dans la région. L’environnement naturel : des contrastes Le Nord-Est du département voit se découper les falaises blanches des grands causses qui s’échelonnent de 700 à 1200 mètres d’altitude. Encore plus à l’Est le mont Aigoual culminant à 1565 mètres, campé sur son socle de granite, devient une véritable montagne. Au Nord-Ouest, les paysages alpins tels que ceux du Caroux ou de la chaîne de l’Espinouse, dominent fièrement la plaine et le littoral. Le contraste est saisissant entre les chaudes garrigues de la région montpelliéraine et les plaines venteuses du biterrois. Sur les différents paliers qui conduisent à la Méditerranée se succèdent les maquis, les garrigues, les chênes verts qui traduisent la sécheresse, dans des paysages érodés faits de gorges encaissées dans lesquels les ruisseaux se transforment parfois en torrents furieux. ![]() Une hydrologie torrentielle Le bassin de l’Orb peut connaître des situations extrêmes lorsque des pluies diluviennes s’abattent sur l’Espinouse, l’Escandorgue et les Monts de Pardailhan et de Faugères. Les versants sont imperméables et très pentus et la pluie, drainée par une dense toile hydrographique, s’étale en inondation catastrophique sur la région biterroise. Le bassin de l’Hérault est aussi exposé à des paroxysmes pluvieux, généralement initié aux alentours du Mont Aigoual. Mais ce bassin est également sensible aux phénomènes cévenols se situant sur les rebords du Larzac ou dans la plaine. Les crues de l’Orb et de l’Hérault sont souvent simultanées. La Lergue, venant gonfler de ses eaux rouges les flots de l’Hérault, déjà agités sous le pont du Diable à Saint-Guilhem-le-Désert. > Les catastrophes météorologiques et climatiques de l’Hérault
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